MacOS Mobile V3 : résumé des fonctionnalités

Posté par SOS Blog's Team le mercredi 18 mars 2009

– En chiffres : 13,7 millions d’iPhone vendu dans 80 pays. 30 millions de terminaux MacOS Mobile (iPhone + iPod Touch). 800.000 téléchargements du SDK Apple (combien de MacBook achetés pour l’utiliser ?). 25.000 applications dans l’App Store dont 96% arrivent sur le magasin en ligne

– Le SDK, ce sera 1.000 nouvelles API mises à disposition des développeurs

– In-App Purchase. Cela permet aux développeurs et aux fournisseurs de service de proposer de l’abonnement au sein des applications. Cela passera par la caisse iTunes qui se charge ensuite de redistribuer aux éditeurs.

– Bluetooth. La tant attendue fonctionnalité arrive enfin. Le débridage permettra de connecter pleinement des terminaux en mode peer-2-peer, de profiter du mode stéréo, …

– Pilotage de périphériques connectés à l’iPhone (dock et bluetooth). Cela devrait donner aux constructeur un moyen de développer beaucoup de nouveaux produits qui seraient gérés à travers l’appareil Apple. Les nouveautés devraient apparaitre rapidement. Lifescan sortira par exemple un appareil de contrôle pour les diabétiques.

– Google Maps sera intégrable au sein des applications. Les API sont aussi renouvelées

– Le Push permettra d’apporter la fonctionnalité avorté dans la version 2 du firmware. Le service de push permettra de réveiller des applications comme les systèmes d’IM. Meebo sera intégré nativement au firmware. La fonction de « tâche de fond » n’est elle pas proposée car consomme trop de batterie

– Les API de streaming Audio/Vidéo seront ouvertes (RTSP). Cela va accélérer les services de radio et télévision qui auront possibilité de profiter des accélérations matérielles. Qui dit télévision, dit contrôle parental ajouté.

– Le copier / coller arrive. Ce sera disponible dans les applications natives et tierces. Cela conserne le texte mais aussi les éléments media comme les photos. Il suffira de tapoter 2 fois sur un mot pour ouvrir la boite de dialogue et ensuite étendre la zone de sélection.

– Le mode paysage du clavier arrive dans toutes les applications natives et sera probablement accessible aux applications tierces.

– Les MMS, tant demandés par les utilisateurs arrivent. L’application SMS en profite elle pour ajouter des fonctionnalités qui manquaient (transfert, suppression à l’unité).

– Support des fichier iCalendar pour le transfert de rendez-vous. La synchonisation avec les calendriers iCal, Google, Oracle et Yahoo est aussi ajoutée.

– Une recherche globale est intégrée et accessible depuis l’écran d’accueil.

– Tethering. En d’autres termes, la possibilité d’utiliser l’iPhone en modem.

En y regardant de près, une bonne partie des nouveautés ont été dictées par les développements parallèles hors circuit officiel. C’est le cas par exemple des MMS (SwirlyMMS), des améliorations SMS, mode paysage (MySMS), le copier / coller (Clippy), les players de streaming (Livestation), Bluetooth (iBluetooth).

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image Engadget

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iPhone et Androïd, quelle différence d'approche ?

Posté par SOS Blog's Team le lundi 16 mars 2009

iphone_vs_android_ufcLa conférence Le Mobile 2.0 s’est terminée ce mercredi 12 à Paris. Ouverte sur un contexte de crise financière à travers le monde, sur le fait que les plus petits ont le plus de mal, elle s’est terminée sur une note optimiste avec l’élection des meilleures start-up du Zapping Mobile 2.0

Dans le programme de cette conférence, une table ronde a particulièrement attiré notre attention : iPhone vs Androïd. Le terminal Apple a une réussite reconnue et insolente. Le système d’exploitation Androïd a un démarrage lent mais qui inquiète ou enthousiasme les acteurs du marché mobile. Ces deux lutteurs ont une approche très différente.

Apple, d’abord, a une approche de système fermé et complètement maitrisée par les équipes de Cupertino. Cela leur permet d’avoir une maitrise complète sur le matériel, l’OS et les services qui tournent autour. Cela offre une grande cohérence et une force de frappe marketing importante. La grande force d’Apple est justement de vendre le terminal que les gens veulent sans céder à la course aux fonctionnalités. Il en découle que l’adoption est massive et que les ventes se portent assez bien (11 millions de terminaux vendus dans le monde en 18 mois et quelques 30 millions d’iPod Touch). Cette maitrise complète fait grincer quelques dents (développeurs, utilisateurs, …) mais fait preuve de réussite.

Google, de son coté, a compris que le mobile sera le moyen de faire tourner la machine à cash qu’est Adsense. Quel est le meilleur moyen d’être intégré par défaut au cœur des mobiles et au plus près des utilisateurs ? La réponse est simple, en fournissant un système d’exploitation gratuit et ouvert. Les équipes qui font cet OS sont donc employées en investissement pur. Mais quel investissement ! Il va permettre à Google de passer outre beaucoup d’acteurs du marché. C’est une des raisons pour lesquelles la disponibilité est encore faible. En effet, les constructeurs, sauf les nouveaux entrants comme Kogan, doivent intégrer ce nouvel OS. Ce n’est pas sans conséquences sur leur organisation interne. Les équipes R&D qui jusqu’à présent avaient une maitrise complète des systèmes et un savoir faire maison doivent réapprendre beaucoup (LG, Samsung, …). Du coté des opérateurs, l’absence d’accès direct à leurs plateformes gène beaucoup. Leurs services à valeur ajoutée ne sont pas utilisés par défaut. Google et sa multitude de service les transforme peu ou prou en des fournisseurs de tuyau mobile. Aïe … Les constructeurs vont toutefois continuer les customisation pour les opérateurs (parfois via des sociétés spécialisées comme Digital Airways).

Les approches sont donc différentes. En termes de facilité de développement d’abord. Apple fourni un SDK où la plateforme MAC est nécessaire ainsi que la connaissance d’un langage spécifique : X-code. Ce n’est pas un souci pour les développeurs expérimentés mais un point de ralentissement pour les débutants. Androïd a tout basé sur le langage Java qui est largement disponible et appris dans les écoles. Apple se réserve le droit d’accepter ou refuser des applications là ou Google acceptera,à priori, tout ce que les développeurs soumettront.
Apple produit les terminaux qui seront donc peu nombreux. Androïd est fourni aux constructeurs pour intégration. Ceci apportera forcément de la fragmentation mais touchera potentiellement beaucoup plus de terminaux et par conséquent d’utilisateurs. Qui dit plus d’utilisateurs, dit plus de sources de revenu AdSense.

Nous étions convaincus que le système Androïd allait être un acteur majeur d’avenir (un rouleau compresseur qui avance lentement mais indéniablement), certains le qualifient de « Cheval de Troie ». Philippe Silberzahn (Digital Airways) prédit que son adoption va être massive et difficilement contrôlable. La comparaison remonte en 1984 au match MS-DOS vs MAC OS. L’histoire nous dira si elle n’est qu’un perpétuel recommencement. Deux questions toutefois pour conclure : que fera un utilisateur avec un téléphone Androïd si sa vie n’est pas encore sur Google (Gmail, Gtalk, Lattitude, Blogger, Youtube, …) ? A-t-il besoin d’un tel terminal ?

lemobile20

image : theiphoneblog.com

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