Test du Galaxy Nexus: mobile haute couture

Posté par SOS Blog Team le lundi 5 décembre 2011 dans Constructeurs mobiles, Tests de matériel

Il a été présenté en Octobre dernier pour Google et Samsung. Le Galaxy Nexus est la nouvelle référence pour les « Android enthusiasts » . C’est le premier téléphone à embarquer Android 4.0 appelé Ice Cream Sandwich du marché. Google réserve en général la primeur des versions majeures de son OS au téléphone développé conjointement avec un constructeur. Comme pour le précédent, le Nexus S, Samsung s’est associé à Google. L’appareil propose donc un système Android dit « pur » sans modification.

De prime abord, le téléphone donne une impression de grandeur, de finesse, de « pureté » . Aucun bouton n’apparait sur la face avant. Seuls la grille du haut parleur et la caméra frontale sont visibles. L’écran présente une diagonale de 4,65 pouces et une surface courbée comme son prédécesseur le Nexus S. Bien que la coque soit plastique, la finition est élégante et le touché est doux. Nous n’avons pas là affaire à un plastique bas de gamme et dur. L’arrière ressemble, en terme de design au Samsung Galaxy S II avec des lignes plus arrondies et douces. La forme globale est elle aussi plus arrondie. Seuls 2 boutons physiques sont présents sur le téléphone : le bouton marche / arrêt et le bouton de gestion du volume. On notera également la présente d’un connecteur de surface pour la gestion du dock et la disponibilité de la prise micro-usb à coté du jack 3,5mm pour le kit main libre. L’écran intègre en son bas une LED de notification 3 couleurs. 

4,65 pouces, n’est-ce pas trop grand ? Il tient bien dans la main d’un adulte. Le téléphone n’est pas plus large qu’un Galaxy S II (4,3 pouces) car l’écran est en fait plus long. Cela explique une partie de l’augmentation de la diagonale. L’agrandissement des boutons permet également de loger les boutons de manière logicielle en fonction du contexte. L’écran offre une technologie Super Amoled avec une résolution HD (1280x720px). C’est ce qui se fait de plus grand sur mobile actuellement. L’association de cette résolution et de la technologie Super Amoled offrent un confort de lecture / visionnage très appréciable sans tirer vers le bleu comme habituellement chez Samsung. De plus, mis à coté du Galaxy Note, il reste « contenu » .

Android 4.0 Ice Cream Sandwich. C’est la dernière version de l’OS et celle qui constitue la convergence entre les mondes des tablette et des smartphones. Dans cette version, l’oeil averti reconnaîtra beaucoup d’éléments d’Android 3 Honeycomb. Est-ce un bien ou un mal ? C’est plutôt un excellent point. L’ergonomie a été améliorée et de façon générale l’usage est amélioré également. Par exemple, pour envoyer une photo prise sur le vif à un contact ou à son réseau, c’est plus rapide et plus simple. L’ensemble du fonctionnement est à cette image : plus directe et accessible. Les habitués à Gingerbread devront reprendre un peu leurs marques…

Android 4 apporte son lot de nouveautés. Les dossiers sont gérés de manière très simple : vous déplacez une icône au dessus d’une autre pour créer un dossier. Simple et efficace. La barre du bas est double (voir ci-dessous). Le « rez-de-chaussée » est constitué par les boutons accueil, retour et gestion des taches en cours… Au premier étage, 5 boutons sont disponibles : 4 icônes personnalisables autour du bouton affichant la liste des applications et widget. En haut de l’écran figure la barre de recherche en ligne et en local de Google. Quelque soit le bureau sur lequel vous vous trouvez, ces 2 barres sont accessibles. La gestion des applications en cours d’exécution devient un régal. Oubliez les task-killer et assimilés. Un simple affichage de la liste permet de les terminer en glissant l’icône vers la droite.

L’écran de verrouillage présente 2 options : accéder normalement à l’appareil ou démarrer l’appareil photo. Malheureusement, ce n’est pas personnalisable. Depuis ce même écran, la barre de notification reste dépliable pour les consulter simplement. Le passage en mode silencieux / avion se fait par une pression longue sur Marche / arrêt. L’écran de décroché lors d’un appel entrant propose également d’envoyer un SMS au correspondant avec un texte précomposé. Simple, mais efficace (et déjà présent sur beaucoup de Samsung).

Avec Android 4.0 ICS, les applications Google ont également changé. Gmail offre une interface plus riche. Il est ainsi possible de mieux naviguer dans sa boite mail. L’ergonomie des contact a aussi bien changé. Un double sens de navigation permet de passez horizontalement des groupes, listes de contact et favoris. Le sens vertical permet de naviguer dans la section affichée. Parmi les fonctionnalités amusantes, notez l’apparition du Face Unlock. Une manière efficace et narcissique de déverrouiller son mobile. Bien que la fonctionnalité ait été décriée pour être leurrée par une simple photo, il faut encore que celui qui trouve votre mobile ait cette dite photo. Coté sécurité, cette version d’Android apporte quelques fonctionnalités supplémentaire concernant la sécurité en entreprise qui devrait plaire aux DSI. Cela concerne les VPN, le protocole Exchange, les certificats de connexion.

 

Coté performances, elle sont bien au rendez vous. Basé sur le processeur double coeur TI OMAP 4460 cadencé à 1,2 Ghz et secondé par 1 Go de RAM, le téléphone est très fluide. Les transitions sont franches et l’ensemble agréable à utiliser. C’est aussi le résultat de l’usage du processeur graphique PowerVR SGX540 cadencé à 384MHz. Malgré la résolution d’écran très haute (HD), il permet de sortir de bons résultats. En performances pures, le test Benchmark 2011 donne un score de 3600+ en productivité. C’est loin devant bon nombre de téléphones actuels tournant à la même fréquence sous Android Gingerbread (hors overclocking). La mémoire embarqué est de 16 Go (en France) et n’est pas extensible via une carte micro SD. Certains trouveront cela gênant. La plupart s’en contenteront. Une version 32 Go existe à l’étranger. Pourquoi pas en France ? La réponse vient des opérateurs qui ont moins cher à subventionner. Le téléphone est équipé en HSPA+ 21 Mbits pour le réseau mobile, en Wi-Fi a/b/g/n et en Bluetooth 3.0 avec EDR.

Le capteur photo ne fait « que » 5 Mpx. C’est toutefois largement suffisant pour prendre des clichés très corrects par temps clair. De nuit, c’est une autre histoire avec une mauvaise gestion du bruit numérique comme tous les téléphones. L’appareil photo vous permettra de vous sortir de toutes les situations habituelles tant que vous ne cherchez pas à faire une exposition de vos œuvres. A noter, la vitesse de prise de vue qui est vraiment rapide au point que l’on se demande parfois si cela a été fait. C’est plutôt un excellent point. Le mode panorama est déconcertant de facilité. Un peu à la manière d’une vidéo, vous faite tourner le téléphone qui s’occupe de tout ensuite. Pour avoir un meilleur résultat, l’axe de rotation doit être le plus près possible du capteur photo. En mode vidéo, le 1080p est bien supporté avec des résultats très corrects. Ils sont légèrement meilleurs en 720p. Des effets d’incrustation de fond ou de déformation de visage sont aussi disponibles pour faire des vidéos fun.

Ci-dessous les tests photo et vidéo (fait un peu vite … – visionnez en grand format …)

Coté playback vidéo, le téléphone s’en sort plutôt bien et absorbe une bonne partie des différents fichiers proposés (MP4, WMA, certains DivX…). Le résultat dépendra de l’encodage de ceux ci. Oubliez par exemple les fichiers encodés en 1080p à 60 images par secondes. Le Galaxy Nexus n’arrivera pas à suivre et ce type d’encodage est plutôt une hérésie sur un mobile.

La galerie photo change complètement. Les « dossiers » puis les images viennent créer un mur illustré. Ce changement n’est pas majeur mais sympathique. Ce qui l’est plus, c’est le « chemin de fer » d’images lorsque vous parcourrez un album.

Coté musique, le Galaxy Nexus propose l’application Google Music sans les fonctionnalités d’achat de musique / synchronisation dans le cloud. L’ergonomie est réussie. La navigation à travers les artistes, albums, genres, playlists est facile. Ce lifting séduira beaucoup d’entre vous. Un équalizer logiciel est également disponible pour compenser la faiblesse des casques pour mobile.

Le navigateur internet est rapide, très rapide. Bien que le Flash ne soit pas disponible (mi-décembre), ce n’est pas un handicap. Le butineur reprend bien des fonctionnalités introduites avec Honeycomb : gestion des onglets, ajout de la navigation « commandes rapide » par glissement du doigt sur le coté de l’écran, … Que du bon qui améliore la productivité.

 

Au final, avec un poids contenu, une esthétique très réussie et des performances de haut vol, le Galaxy Nexus est un excellent smartphone qui fera de l’ombre à beaucoup d’autres appareils disponibles sur le marché. Il est doté d’Android Ice Cream Sandwich qui apporte la convergence entre le monde des smartphones et le monde des tablettes donc le meilleur des deux. C’est un plus indéniable car la prise en main est facilitée (même si le passage depuis Gingerbread demande quelques heures). Il est très bon en multimédia, excellent en communication même longue distance, un des meilleurs en navigation internet.

Nous regrettons seulement la disparition du mode stockage de masse USB pour être remplacé par le mode MTP même si cela facilitera la gestion par madame Michu. Les développeurs ont aussi un peu de travail puisque certaines applications passent en mode tablette… La batterie de 2000 mAh disponible en Corée aurait été appréciée sous nos contrées.

Nous ne pouvons que conseiller le Galaxy Nexus malgré son prix élevé sans abonnement. Via les opérateur, il bénéficiera d’offres de remboursement alléchantes. Il sera disponible d’abord chez SFR puis Bouygues. NRJ Mobile et Virgin Mobile le proposeront aussi. Il est disponible chez Expansys à 624€ et sur Amazon en Allemagne à 532 €.

 

 

A propos de l'auteur:
Tostaki

Blogueur sur SOSAndroid et SOSiPhone, je conseille et accompagne quelques entreprises dans leur développement sur le mobile.

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